COVID-19 – L’IATA dévoile sa feuille de route pour le redémarrage des vols de passagers

L’IATA expose les détails de son approche temporaire, à plusieurs niveaux de la biosécurité, en vue du redémarrage des vols de passagers dans le contexte de la crise de la COVID-19.

Les visas électroniques, LA solution, actuelle et à venir, pour les formalités voyages (photo: AdobeStock)

Publié le 22 Mai 2020

 


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[Communiqué de presse] L’Association Internationale du Transport Aérien, qui regroupe 293 compagnies aériennes à travers le monde, a publié le document « Biosécurité du transport aérien : une feuille de route pour le redémarrage de l’aviation » qui décrit sa proposition de mesures temporaires à plusieurs niveaux de la biosécurité.

 

La feuille de route vise à donner aux gouvernements l’assurance nécessaire à la réouverture des frontières aux passagers et restaurer la confiance que les voyageurs doivent avoir pour recommencer à prendre l’avion.

 

« Il n’existe pas de mesure unique pour réduire le risque et permettre un redémarrage sûr de l’aviation, mais des mesures à plusieurs niveaux mises en œuvre à l’échelle internationale et mutuellement acceptées par les gouvernements peuvent assurer le résultat voulu. Cette crise est la pire que l’aviation ait connue. Une approche à plusieurs niveaux a fonctionné en ce qui concerne la sécurité et la sûreté. C’est aussi la voie à suivre pour la biosécurité » , a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

 

AVANT LE VOL: LES VISAS ÉLECTRONIQUES, COMME UNE ÉVIDENCE

 

L’IATA prévoit que les gouvernements devront recueillir les données sur les passagers préalablement au voyage, y compris l’information sur la santé, ce qui se fera en utilisant des canaux déjà bien éprouvés comme le visa électronique (e-Visa) et les programmes d’autorisation électronique de voyage (ETA, AVE ou encore ESTA).

 


La demande de visa en ligne est désormais un élément essentiel, pour les voyageurs et les gouvernements, tant d’un point de vue modernité et confort que d’un point de vue sécuritaire. La mise en place d’un système e-Visa peut s’effectuer en quelques mois et surement dans des délais accélérés en temps de crise, afin de répondre rapidement aux exigences liées à cette dernière, comme de recueillir les données personnelles et sanitaires des voyageurs avant le départ.

 

Il n’est pas surprenant que les visas électroniques soient très appréciés des voyageurs internationaux, tant cette démarche intégralement en ligne permet aux candidats d’échapper aux formalités, quelques fois complexes, des bureaux consulaires. Quand cette solution numérique est proposée par une pays, les voyageurs n’hésitent pas! Economies de coûts et de temps pour les voyageurs et augmentation de la sécurité et des revenus pour les états, c’est LA solution idéale pour les années à venir.


 

À l’aéroport de départ, l’IATA prévoit plusieurs niveaux de mesures de protection :

  • L’accès à l’aérogare devrait être réservé aux travailleurs des aéroports et des compagnies aériennes et aux voyageurs (en faisant des exceptions pour ceux qui accompagnent des passagers ayant des handicaps ou des mineurs non accompagnés).
  • La surveillance de la température corporelle par des employés gouvernementaux qualifiés aux points d’entrée des aérogares.
  • La distanciation physique tout au long du processus passagers, incluant la gestion des files d’attente.
  • L’utilisation du couvre-visage pour les passagers et du masque pour le personnel, conformément aux réglementations locales.
  • L’utilisation, par les passagers, des options d’enregistrement en libre-service, dans toute la mesure du possible, pour réduire les points de contact et les files d’attente. Cela inclut l’enregistrement à distance (par voie électronique avec cartes d’embarquement imprimées à domicile), le dépôt des bagages automatisé (avec étiquettes de bagage imprimées à la maison) et l’auto-embarquement.
  • L’embarquement devrait être rendu aussi efficace que possible en repensant les zones de porte d’embarquement, en établissement des priorités d’embarquement susceptibles de réduire la congestion et en limitant la quantité de bagages à main.
  • Le nettoyage et la désinfection des surfaces très touchées, conformément aux règlements locaux. Cela inclut la présence répandue de désinfectant pour les mains.

 

EN VOL

 

A bord de l’appareil, l’IATA prévoit plusieurs niveaux de mesures de protection:

  • Utilisation du couvre-visage exigée de tous les passagers, et du masque non chirurgical pour les membres d’équipage.
  • Service en cabine simplifié et repas préemballés pour réduire les interactions entre les passagers et l’équipage.
  • Réduction des rassemblements de passagers en cabine, comme interdire les files d’attente pour les toilettes.
  • Nettoyage en profondeur de la cabine amélioré et plus fréquent.

 

A L’AÉROPORT D’ARRIVÉE

 

Arrivé à destination, l’IATA prévoit plusieurs niveaux de mesures de protection:

  • Surveillance de la température corporelle par des employés gouvernementaux qualifiés si les autorités l’exigent.
  • Formalités automatisées aux douanes et aux contrôles frontaliers, incluant l’utilisation d’applications mobiles et de technologies biométriques (qui ont déjà fait leurs preuves auprès de certains gouvernements).
  • Traitement et récupération des bagages accélérés pour permettre la distanciation sociale en réduisant la congestion et les files d’attente.
  • Déclaration de santé et suivi serré des contacts qui devraient être assurés par les gouvernements pour réduire le risque d’importation de chaînes de transmission.

 

L’IATA insiste sur le fait que ces mesures devraient être temporaires, régulièrement révisées, remplacées quand des options plus efficaces se présentent ou retirées si elles ne sont plus nécessaires.

 

En particulier, l’IATA exprime de l’espoir quant à deux domaines qui pourraient changer la donne en facilitant les voyages jusqu’à ce qu’un vaccin soit mis au point :

Le dépistage de la COVID-19: l’IATA est en faveur des tests lorsque ces derniers seront exploitables à grande échelle et que les résultats seront exacts et rapides. Le dépistage au début du processus de voyage assurerait un environnement de voyage « stérile » qui rassurerait les voyageurs et les gouvernements.

Le passeport immunitaire: l’IATA serait en faveur du déploiement du passeport immunitaire pour distinguer les voyageurs non à risque, lorsque ce passeport sera appuyé par la science médicale et reconnu par les gouvernements.

 

L’IATA réitère son opposition à la distanciation sociale à bord des aéronefs et aux mesures de quarantaine à l’arrivée.

Les mesures de quarantaine sont rendues inutiles par la combinaison des contrôles de température corporelle et le suivi des contacts. Le contrôle de la température réduit le risque de passagers symptomatiques, alors que la déclaration de santé et le suivi des contacts après l’arrivée réduisent le risque d’importer des cas qui engendreraient des chaînes de transmission locales.

La distanciation sociale à bord (qui suppose de laisser le siège central inoccupé) est rendue inutile par le port du couvre-visage pour toutes les personnes à bord, en plus des caractéristiques de la cabine qui s’opposent à la transmission (tout le monde regarde vers l’avant, la circulation d’air se fait du plafond vers le plancher, les sièges constituent une barrière à la transmission vers l’avant et l’arrière, et les systèmes de filtration d’air fonctionnent selon des normes qui correspondent à celles des salles d’opération des hôpitaux).

 

L’acceptation mutuelle de normes adoptées à l’échelle mondiale est vitale pour le redémarrage des voyages internationaux. Avec cette feuille de route, l’IATA tend la main aux gouvernements.

 

« La feuille de route représente les réflexions de haut niveau de l’industrie sur le redémarrage de l’aviation. Le temps presse. Les gouvernements comprennent l’importance de l’aviation pour la relance sociale et économique de leurs pays et plusieurs planifient l’ouverture progressive de leurs frontières dans les mois qui viennent. Nous disposons d’une courte période pour obtenir une entente sur les normes initiales qui permettront de reconnecter le monde et pour établir fermement que des normes mondiales sont essentielles au succès. Cette situation va évoluer à mesure que la technologie et la science médicale progresseront. L’élément vital est la coordination. Si nous ne faisons pas ces premiers pas de façon harmonisée, nous passerons plusieurs années pénibles à reprendre le terrain qui n’aurait pas dû être perdu » , conclut M. de Juniac.