RUSSIE – Les contours du visa électronique unique se dessinent

Le Vice-Ministre des Affaires Étrangères russe s’exprime sur les résultats et les évolutions du visa électronique.

Bilan et évolutions de l’eVisa russe – Adobe Stock

Publié le 6 Février 2020



Avec une période d’essais tumultueuse, sa libéralisation par étapes et son déploiement sur l’intégralité du territoire en 2021, l’eVisa russe fait beaucoup parler de lui ces derniers mois.

 

Ce 6 Février 2020, le Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie partage une interview, réalisée par le quotidien économique Kommersant, du Vice-Ministre des Affaires Étrangères, Evgeniy Ivanov, où ce dernier revient largement sur les premiers résultats ainsi que les plans de développement à venir du visa électronique.

Extraits.

 

 

Les résultats et améliorations apportées à l’eVisa

Questionné sur les statistiques et les améliorations fournies depuis l’introduction du visa électronique pour les villes de Saint-Pétersbourg et Kaliningrad, le Vice-Ministre semble satisfait, malgré les difficultés rencontrés depuis Octobre 2019.

« Plus de 94 000 visas électroniques ont été délivrés pour Kaliningrad et plus 105 000 pour Saint-Pétersbourg et la région de Leningrad. Avec 80% d’utilisation, l’expérience a bien fonctionné » .

« Le principal problème est la négligence de certains requérants qui commettent des erreurs en indiquant leurs données de passeport. La non-concordance des données personnelles entre le visa et le passeport entraîne le refus d’entrer en Fédération de Russie et l’annulation du visa délivré ».

 

Conscient de ces problèmes, Evgeniy Ivanov indique que le ministère mène un travail actif, principalement dans le domaine des aspects informationnels, explicatifs et technologiques avec, notamment, une optimisation de l’interface du site, une augmentation de la taille et une accentuation de la couleur de police des informations les plus importantes. Une calculatrice de validité de visa électronique a été intégrée puis, en fin de saisie, une reproduction de la zone à lecture optique du passeport du requérant est générée en fonction des données saisies afin de vérifier la conformité avec le passeport du requérant.

 

Pour finir sur les difficultés rencontrées durant la période actuelle de tests, le Vice-Ministre espère que « d’ici la fin de cette année, immédiatement avant l’introduction du visa électronique unique [pour l’intégralité du territoire russe – ndlr], il sera possible de réduire radicalement la gravité du problème de remplissage erroné des demandes d’eVisas, permettant ainsi d’atteindre l’objectif principal, à savoir créer des conditions véritablement confortables et sans entrave pour les citoyens étrangers d’entrer dans notre pays » .

 

Les contraintes actuelles

Concernant le peu de villes éligibles, les arrivées impossibles par train  et la courte validité de visa , Ivanov répond:

« Il n’est pas prévu d’inclure d’autres régions constituantes de la Fédération de Russie durant la période de projet pilote: aujourd’hui, les efforts visent à introduire, à compter du 1er Janvier 2021, un visa électronique unique qui sera valable pour des déplacements entre toutes les régions du territoire » .

D’après le Vice-Ministre, pas d’ajout de nouvelles villes ou régions donc en 2021 malgré que différents médias, comme l’agence TASS, proche du projet de développement touristique du pays, affirme que la République de Carélie dans la région de l’Altaï (nord-ouest du pays) et la région de Krasnodar (sud-ouest) doivent être intégrées au système eVisa en 2020. A suivre…

 

Utiliser un visa électronique pour entrer ou sortir de Russie par train, en provenance des pays étrangers voisins, est actuellement impossible pour des raisons technologiques selon Ivanov. Ce dernier précise que « le contrôle aux frontières sur les liaisons ferroviaires avec la Finlande et l’Estonie n’est pas effectué à l’arrêt mais directement dans les trains. Cela [l’éligibilité d’une arrivée et sortie en train – ndlr] impliquerait la nécessité d’équiper les unités de contrôle des frontières d’outils mobiles de vérification des visas électroniques » .

 

Jusqu’à la fin de la période d’essais, prévue le 31 Décembre 2020, aucune évolution n’est envisagée concernant la durée de séjour de 8 jours dans les régions éligibles. Le Vice-Ministre confirme également que les voyageurs ne pourront pas visiter Moscou avec un eVisa en 2020. Ces points seront cependant réévalués l’année prochaine…

 

Quelles évolutions en 2021 ?

En ce qui concerne les nationalités éligibles à l’obtention d’un eVisa, dont la liste contient actuellement 53 pays avec ceux de l’Union Européenne déjà qualifiés, le quotidien russe soulève que les Etats-Unis le Canada ou encore le Royaume-Uni ne le sont pas…

Ivanov répond que « la décision d’inclure un pays particulier dans cette liste est prise en fonction d’un certain nombre de facteurs, y compris la politique de visa à l’égard des citoyens russes. A ce stade, aucun ajustement n’est prévu, ce qui n’exclut pas une telle possibilité à l’avenir, à condition que le dialogue sur les visas avec les États mentionnés soit normalisé » .

Les autorités russes ont récemment retiré, temporairement, la Chine de la liste des nationalités éligibles à l’obtention d’un visa électronique, en raison de la propagation du coronavirus.

 

Concernant la durée de séjour en Russie avec un eVisa, le Vice-Ministre indique qu’ « à partir du 1er Janvier 2021, un visa électronique unique pour les voyages de courte durée, jusqu’à 16 jours, sera introduit. Il sera valable pour des déplacements dans toutes les régions de la Fédération de Russie » .

 

Actuellement et raison de sa validité de 8 jours, les titulaires d’un visa électronique sont exemptés de procédure d’enregistrement mais cela évoluera en 2021 étant donné que la durée autorisée de séjour sera doublée pour atteindre 16 jours.

Les touristes ou voyageurs d’affaires devront donc enregistrer leur présence en Russie s’ils utilisent un eVisa en 2021 car, comme le rappelle Evgeniy Ivanov, « il n’y a pas de procédure spéciale pour effectuer l’enregistrement de la migration pour les étrangers qui sont entrés avec un visa électronique. Il existe des règles générales qui rendent responsables la partie d’accueil et le citoyen étranger de l’enregistrement. Si un voyageur étranger réside dans un hôtel, les démarches administratives d’enregistrement sont effectuées par l’hôtel » .

 

En matière de prix, cela changera aussi (malheureusement)…

Actuellement délivré gratuitement, et ce, jusqu’au 31 Décembre 2020, pour visiter Saint-Pétersbourg, Kaliningrad ou l’Extrême-Orient russe, « les frais de délivrance du visa électronique unique seront perçus jusqu’à 50$ à partir de 2021 » révèle le Vice-Ministre.

 

Pour finir, réclamer un visa électronique devrait se faire de façon plus confortable en 2021, avec la création d’une application mobile et tablette, idée évoquée depuis le lancement du système eVisa.

« Oui, le développement d’une application mobile est prévue. Ses utilisateurs pourront remplir la demande de visa électronique depuis un smartphone ou une tablette » confirme Ivanov.

 

En attendant son évolution en 2021, voici l’eVisa russe actuel en quelques points:

  • Il ne permet que de visiter soit Saint-Pétersbourg (et la région de Leningrad), soit Kaliningrad (et sa région), soit l’Extrême-Orient russe;
  • Il ne permet pas de visiter Moscou ou toutes autres villes russes, même en escale ou transit;
  • Le cumul visa sur passeport et e-Visa n’est pas autorisé;
  • Il peut être réclamé entre 20 et 4 jours avant l’arrivée en Russie;
  • Il est gratuit;
  • Il est délivré en un délai de 48h/72h;
  • Il est valable 30 jours, dès approbation, pour effectuer le voyage;
  • Il permet un séjour jusqu’à 8 jours;
  • Les touristes, professionnels et voyageurs en déplacement humanitaire (sportif, culturel, scientifique et technologique) y sont éligibles;
  • Les 53 nationalités éligibles sont les suivantes:
      • Allemagne, Andorre, Arabie Saoudite, Autriche, Bahreïn, Belgique, Bulgarie, Chine (y compris Taiwan) supprimé jusqu’à nouvel ordre, Chypre, Corée du Nord, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, FRANCE, Grèce, Hongrie, Inde, Indonésie, Iran, Irlande, Islande, Italie, Japon, Koweït, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malaisie, Malte, Mexique, Monaco, Norvège, Oman, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République Tchèque, Roumanie, Saint Marin, Serbie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Suède, Turquie et Vatican



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